N°9 Le polygame

31/08/2016

Bien souvent, la bêtise humaine et la malchance collent à nos souliers comme un vieux malabar tout gluant. La réaction la plus nouille étant de se débattre pour mieux s'y engluer.

Le malabar sous mon soulier était Breton-dépressif. On a déjà vu des choix plus pertinant faut bien l'avouer. Mais il était drôle, passionné et bien fait de sa personne.
Avant d'entrer à la fac je l'ai quitté. Je stressais de ne pas trouver ce qui m'animer dans le fond à l'époque. (Et ayant découvert qu'il m'avait cocufier) Il l'a mal pris. Il venait de déménager dans le Nord et comptait beaucoup sur mon soutien à distance.Bon, on a gardé contact après que le soufflet soit retombé.
Puis vers la fin de la troisème semaines de cours j'ai voulu coupé les ponts. Il en profitait pour me balancer des piques, ça entâchait mon moral. Il l'a très mal pris.

Et est venu le temps des révélations :

-"T'es pas assez spéciale pour m'avoir pour toi toute seule."

-"Mais j'ai pas attendu d'être parti pour te tromper."

-"Tu n'es qu'une gamine se croyant mature et pensant tout savoir mieux que les autres. T'ira pas loin dans la vie."

-"J'espère que tu vas te manger des bonnes doses de réalité dans la gueule peut-être que ça te fera un peu murir !"

-" Je n'ai jamais dit être monogame."

Et oh combien d'autres mots tous aussi charmants.

Le mot "outrage" ou "injure" n'étaient pas assez fort pour décrire mon état après avoir entendu où lu tous ces gentillesses.
Le plus grand foutage de gueule de toute mon existance.
Dans ma tête c'était l'enfer. Je pensais à toutes ces fois où il était venu chez moi, à tous ses sermonts sur la fidélité relative des femmes que ce con avait oser me faire, à toutes ses promesses et mots doux, tout ce qu'il m'avait dit.
En trois semaine le type est devenu polygame, dans le plus grand des calme !

OH putain con ! C'était fort de café !
Mon opinion sur lui n'est pas restée longtemps tendre.
Ce grand baratineur romantique. Romantique à deux francs le sous oui !
Qui m'avait dit que le moment le plus romantique de sa vie avait été le jour où il a croisé une ex avec qui il n'était plus depuis un an. Elle portait une robe rouge moulante. Si moulante qu'il l'a sauté dans le champs d'à-côté.
Le romantisme 2.0. Victor Hugo fait ventilateur à force de se retourner dans sa tombe !
Et cette putain d'histoire il me l'a raconté dans mon lit avec moi nue dedans à deux heures du matin alors que je bossais le lendemain à 9 heures.

-Règles élémentaires de la vie amoureuse :

Règle n°1 : Ne jamais sortir avec un dépressif.

Règle n°2 : Ne jamais demander à un dépressif hautement nervrosé de vous parler un peu de ses ex.-  Bien à vous, La direction du chat noir.-

Bloqué dans le passé oui Putain , l'insomniaque le plus lourd que la terre est jamais portée ! C'est qu'il était toujours à parler, sans me laisser en placer une. Il partait dans ses délires, totalement déconnecté de la réalité et du monde réel.
Et pardessus le marché c'était un casse bonbons avec ses manies à la con. Il se foutait plus de crème hydratante sur les mains qu'une mamie n'en mes sur ses varices. Il faisait tant de manière. Il était bien loin de l'image du Breton viril. Il était plus près de la collègienne fleur bleue qui veut réussir à séduire Léo, le mec le plus "SWAGGY" de la classe.
En somme, c'était une cocotte, plus qu'un coquet. Un coquet n'en fait pas autant et aime juste prendre soin de lui et de son image.Ce type lui voulait simplement être vu et séduire. Il déployait tous les moyens pour en se foutant de prendre soin de lui. Paraître beau et être remarquer, c'était ce qui compter pour lui.
C'était aussi un poseur dramatique aux mines fermées de "mauvais garçon". Le bad boy, il était plus proche de la jeune puterelle que de la grandeur de certains poseurs qui naturellement posent sans calculs venant de leurs parts.

La question qui me trotter dans la cafetière c'était le " Est-ce que j'ai un truc de spécial ou pas ?"
Devant la glace, hormis mon nez rougit à la Coluche, rien ne dénotait. Ni dans mon caractère calme de mamie à tendance casanière, ni dans mes ambitions et aspirations.
Rien n'était particulier et ne le sera jamais. Jusqu'à mon prénom qui est banal et simple.
Mais fallait être spécial pour être aimer et séduire ?
Le dépressif "polygame" n'était-il  pas simplement entrain de tenter de me blesser ?
Parce que la fille banale il a tout fait pour appaître toujours à ses yeux comme l'incarnation du jeune "mâle" viril et imposant. Il a usé de son temps et de son énergie pour moi. C'était le goût du défi ou de la conquête ?

Dans tout cela il n'y a eu ni amour, ni sincérité, ni même une semblant d'honneur et d'amour propre.
J'étais sa baby doll qu'il voulait façonner à sa fantaisie.
De ça, je peut dire être contente de ne pas m'être donner à un petit con pareil.

Et  dans le fond, tous les cocus de la terre, en somme oublient la bêtise humaine. L'homme est un humaniste malgré lui. Et le cocu peut penser tranquille

:-"Le soleil doré
le long rêve de l'eau.
Les yeux fatigués
de celui qui atteint la sérénité
ont regardé,ont compris,
ils oublient."

Le polygame aujourd'hui dimanche 17 décembre  m'a recontacté, de quoi bien foutre en l'air mes vacances de noël. Il voulait s'excuser et rester en bons termes avec moi. Et aussi un peu pour exiber sa réussite amoureuse.

Je suis remplacée par une bourgeoise qui se voit comme une fleur, qui aime les fleurs parce que c'est joli et qui donne sa petite fleur à qui veux bien lui ouvrir les cuisses pour la prendre en missionnaire. Ultime outrage à la Coco que je suis. Je me demande encore à l'heure actuelle pourquoi ce type reviens vers moi après tout ce temps ; après avoir salit mon honneur et trahis ma confiance. Peut-être croit-il que l'esprit de noël adouci le coeur. Il n'en est rien, bien au contraire.



Pour ceux qui recherchent encore la joie de vivre, elle est chez Elvis :

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