N°7 Un froid interne monstrueux

08/11/2016

Tous ceux qui comme moi sont haitués à ces moments de reculs monstrueux qui bouffent l'existence comprendront ce que la maxime " écoutes ton instinct" veut dire.


Je pensais que c'était un ami, rien de plus. Il voulait me voir après mon dernier cours du jeudi après-midi. Toute la matinée je n'y avait pas donner grande importance, pensant déjà à reporter pour travailler tranquillement à la bibliothèque de la fac.

Et voilà qu'après mon dernier cours, pouf ! un message:
J'arrive, je doit aller poser un papier.

Mouais, l'envie n'y était pas. Ce type m'avait posé un demi millon de questoin personnelles lundi. Et surtout, en faisait des tonnes quand il s'agissait de ma santé. Comme-ci j'étais une énime à résoudre, une chose étrange dans le paysage qu'il fallait regarder de plus près pour pouvoir anéatir cette anomalie. Pour ne pas faire ma malpolie j'ai dû y aller.

Une fois avec ce type dans le jardin interne du département, avec la fatigue de la journée je n'étais pas sur la défensive. C'est à peu près à raison de moins de quinze heures de sommeil qu'on peut prétendre à pouvoir jouer les figurants dans The walking dead sans maquillage.
On s'est assit sur un banc, on a papoté comme des petits vieux. Du moins jusqu'à qu'il commence à me tirer les verres du nez sur le théâtre. Sujet sensible et là, ce fut le drame,

Il commença à me chercher, à fipoter sur le moindre mot. Pendant bien vingt minutes ça y allait des arguments puritins de fils de prof, à se branler sur l'élévation de l'âme par le théâtre. La branlette intellectuelle c'est indigeste de manière général, alors après un oral et le bagage de la fatigue mentale et physique. C'est une torture à écouter parler quelqu'un qui s'écoute parler. Je commençais à me demander combien de kilos de farine on pourrait produire en mettant un moulin à vent devant sa bouche. Vu tout l'air qu'il était capable de brasser.
Au bout d'un moment, j'en ai eu marre. Pour le faire taire je lui ai fait des chatouilles.

Mauvaise idée.

Il a répliqué et en a profité pour me tripoter les hanches. Je n'avais pas la force de me défendre. Et ce fourbe en a profité pour de fil en aiguille se raprocher.
- Un ami plus tard m'a raconté m'avoir vu avec lui sur le banc. Lui le bras en l'air essayant de m'enlacer.-

Il m'a sorti ensuite :" j'ai froid".
Réflèxe idiot : lui prendre les mains pour lui réchauffer, comme tout ami le fait en hiver.
Il a prit la chose comme une invitation, et à finit par m'a embrassé.
Ce fut le plus grand moment de malaise de ma vie. Tandis qu'Il fourrait sa langue dans ma bouche. Horrifiée,une image m'est venue à l'esprit. Un visage bienveillant et souriant d'une personne pour qui j'avais eu le béguin au début du semestre. Mon cerveau s'est mis en mode off à ce moment précis.

Ma mémoire n'a retenu que peut de chose. Comme ses maisn qui étaient bien trop baladeuse.Deux de mes professeurs qu'on a croissé. Un monsieur qui prennait des oranges du jardin interne du département comme-ci il volait la joconde. Puis l'autre noeud-noeud, je l'ai fait tomber comme un malpropre. Ma jupe qu'il a soulevé. Ce dernier détail m'a tellement révolté que mon esprit à finit par se réveiller vers dix huit heures et demi. Ce qui m'a permit de faire bonne figure et cacher un peu le gros malaise qui me gelé le corps et la tête. Seuls mes yeux me trahisaient. L'aversion est dure à cacher.

Quand l'heure de partir prendre son bus est venu, j'étais soulagée. Mais le bougre attendait un geste d'affection.

L'image était avec le recul assez drôle.

Moi assise à deux doigts de lui dire de se casser, lui debout à attendre quelque chose.
Il m'a demandé " C'est quand qu'on se revoit"
-"Au petit bonheur la chance" que je lui ai dit.
Il est resté un peu con.

Puis s'est avancé pour m'embrassé ce qui m'a dégouté plus encore, puis il est parti.
En voyant sa silouhette partir, mon visage à prit une expression de dégoût que je n'arrivais pas à réprimer.


J'ai fini par sortir avec ce noeud-noeud, il m'a largué comme un mufle au bout d'une semaine parce que je ne voulais pas accepter de coucher avec lui si tôt. Il avait ce sourire franc qui touche au coeur (et qui ne m'a pas atteint lors de ce premier rendez-vous foireux). C'est sûrement sa franchisse acide qui lui a laissé toujours le bénéfice du doute avec moi. Il n'était pas bien méchant dans le fond. C'est même quelqu'un qui gagne à être connu. C'est juste un maladroit un peu pressé et un provocateur de génie.

Moralité : écouter son instinct, ses tripes n'est pas une mauvaise idée.


La déprime :

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