N°3- Dans la peau des vivants

07/03/2018

Ce matin à trois heures toujours dans mon lit, la tête pleine de questions je ne trouve toujours pas le sommeil. La situation est grâve. Même si mes amis sont présent tous les jours avec moi. Je ne peux pas m'empêcher de repenser à tous les événements récent qui ont détruit la vie de tous nos proches.


Ce matin à six heures moins dix dans la voiture sur le chemin de la fac, j'écoute le grand-père qui me dit que ça va bien se passer, que tout va aller mieux maintenant. J'essaye de lui sourire, de lui dire que je parlerais à mamie pour qu'ils puissent partir chez eux gérer la fête du saint de l'église du village sans que la grand-mère ne se bouffe le moral à penser à notre situation à nous.


Ce matin à sept heure cinq, je vais rendre tous les livres qui se trouver dans sa chambre et que j'ai cherché tous les soirs de la semaine comme un archéologue. Je croisse des amis, celui qui est au courant pour ma famille me demande si ça va. J'essaye de sourire. Il me rappel dans quelle salle nous avons contrôle.


Ce matin à huit heure moins cinq, encore sur mon téléphone à répondre à tous les textos que les autres membres de la famille inquiets m'ont envoyé depuis six heures du matin.


Ce matin à huit heures dix, tout le monde est déjà dans la salle le nez dans sa copie. Le prof me regarde bizarre. Il prend des copies et des brouillons et les pose sur une table. Le sujet lu je comprends que ça va pas être de la tarte en deux heures et que va falloir prendre la dissertation parce que je ne me rappelle plus d'un iota des villes mentionnées dans l'autre exercice proposé. Je trouve un plan, une question pour axé mon devoir et je gratte pendant deux heures comme un bon petit soldat. Je regarde ma copie. J'ai pas envie de regarder les autres. J'ai l'impression que ce qui c'est passé chez moi parmi ma famille est écrit sur ma gueule.


Ce matin à dix heures, je pars au tabac avant d'aller travailler à la bibliothèque. Je croisse une amie. On parle. Elle essaye de me rassurer. 


Ce matin à dix heures trente, dans la bibliothèque il y a un ami. Il essaye de me faire rire. On travaille chacun de notre côté. J'ai encore un devoir à terminer avant quinze heures. C'est tendu.


Aujourd'hui à midi, je mange en essayant de finir mon devoir. J'ai bien la haine de ne pas pouvoir faire mieux que ça. J'essaye de me rassurer en pensant aux autres devoirs qui ont été rendu et qui ont eu la moyenne même s'ils ne respecter pas d'un broc les consignes.


Cet après-midi à treize heures, on a cours. J'ai le temps de sortir mes affaires. Puis d'un coup la fatigue à pris le dessus et je m'endors le nez sur mon devoir toujours pas fini.


Cet après-midi à quatorze heures. Mon voisin me réveille. Il m'encourage en faisant des blague. J'ai pas encore fini.


Cet après-midi à quinze heures, je dois présenter mon travail. C'est pas la joie. J'ai plus de voix avec la fatigue et articuler deviens un cauchemars. J'essaye de faire un truc au moins correct dans la forme, même si le fond n'est pas suffisant.


Cet après-midi à quinze heures trente, le prof me bombarde de question. J'arrive pas à répondre à ces questions. Et j'en ai strictement rien à faire des réponses qu'il me sort. On dirait plus qu'il a envie de parler de sa matière qui le passionne de façon générale. Et ça dure des plombes. J'ai plus la patience. Je fini par me cacher derrière l'humour, ça fait marrer les autres. 


Cet après-midi à seize heures, je sors de la salle. J'ai envie de pleurer. En sept heures flinguer une matière c'est assez dur à encaisser. Je pars à la gare.


Cet après-midi à dix-sept heures, dans la voiture le grand-père fait des blagues, ça me fait relativiser un peu. 


Ce soir à dix-huit heures après être arriver à la maison. Un ami m'envoie des sms pour me dire de prévenir l'autre prof. Je fini par céder.


Ce soir à dix-neuf heures trente après le diner, je prend mon courage à deux mains pour chercher les autres livres et une carte étudiante. C'est comme un où est charlie niveau diabolique. Je dois d'abord sortir tout le bordel dans les placards, sous le lit, dans les étagères pour ensuite chercher et ranger après avoir fait choux-blanc.


Ce soir à minuit trente, j'ai rien trouver. Je dois encore taper à la machine une lettre pour l’administration. Cette machine qui a tapé des factures, des lettres pour des amis et la famille doit maintenant taper sa première lettre qui contient une mauvaise nouvelle. J'ai un peu de mal à taper cette lettre mais il y a pas le choix. 


Ce matin à une heure du matin, dans mon lit depuis plus d'une demi heure le sommeil ne vient pas. J'ai envie d'étrangler le marchand de sable. C'est trop le bordel dans la maison pour arriver à dormir du sommeil du juste. Et demain encore va falloir essayer de sourire.