N°21 Politiquement votre

20/03/2017

Quelque part dans le Sud de la France,


On a souvent vu dans la rue des affiches publicitaires, des affiches pour nous vendre des yaourt zéro pourcent de matière grasse avec une nana photoshopée de partout pour qu'on achete ledit yaourt en faisant les courses.

Aujoud'hui ce sont des affiches de campagne qui couvrent tous les murs, plafonds, support divers et varié avec des têtes de politique photoshopées pour nos vendre leurs programme. Sinon leurs slogans écrits avec les pieds par un stagiaire pas payé un lundi matin post cuite.

La rétine en prend plein la gueule toute la journée, Bleu pour l'extrême droite, rouge pour les gauchistes socialiste, orange pour mélanchon, rose ou rouge pour hamon.

La campagne ne commence que cinq semaines avant le premier tour, mais déjà on connait cinq candidants sur douze. Depuis des mois ils se vendent sur youtube, twitter et à la télé comme des coureuses de remparts pendant les banquets.


C'est dans ce contexte là qu'est apparu un jeu sur la fac : Gribouille les affiches.

Tous les jours il y a des collectifs qui posent un peu partout les affiches et des autocollants. Puis il y a les étudiants qui arrivent sur le campus.

Ça déchire les affiches multicolore d'un coup sec.

Ça sort des stylos, des fluos, des marqueurs, des feutres, des crayons et des blancos pour écrire des blagues sur les affiches.

Ça gribouille les affiches.

Ça fait des moustaches à lepen, des moustaches de chat à mélenchon, des oreilles de lapin à hamon, des nez de cochon à filon et des ailles de poulet à macron.

Ça arrache les autocollants avec les cartes étudiantes.

Ça jette les tracks poser en amphi.

Ça fait des avions en papier des tracks.

Ça fait utilise de dos des tracks pour faire des cartes, des biographies de personnage, des chronologies, des croquis de dessin, des balles pour jouer au foot, des origamis, des marques pages, des envelopes, des éventails des cales portes, des cales tables.


Tout le monde le fait. C'est au premier qui gribouille, arrache, coupe, dessine, détourne.




De ce petit jeu, on voit une chose assez drôle : On s'en fout du candidant dont on déchire l'affiche ou le track. Le temps de la campagne n'est pas encore venu et c'est collégialement que toutes les tentatives de campagne précoces dans l'espace publique sont auto-réguler par la population dans le plus grand j'm'enfoutisme.


Un brin de bonne humeur :

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