N°20 Nervermore

31/03/2017

Quelque part dans une centre du Sud de la France,


C'était le grand jour, j'allais chercher mon bac. Trois ans de ma vie pour avoir un bout de papier signifiant que je suis bac +1, ça n'a pas l'air très réjouissant mais pourtant j'étais contente. Je m'étais habillée joliment pour y aller pour marquer le coup.

On arrive devant le portail de notre ancien lycée, il y a un groupe de personnes assis par terre sur le trottoir qui gueulent à plein poumon en se balançant des avions en papier. Ma soeur me regarde, on ne dit rien. Certains étaiennt en cours avec moi l'an dernier et les voilà devant le lycée après avoir ratés leurs premiers semestre.

On entre, la dame de l'entrée nous laisses passer sans nous demander nos papiers. Trois ans à nous demander nos carnets à chaque fois qu'on rentrait dans le lycée pour nous laisser passer tranquille. Bon dieu cette envie de rire.

Je rentre dans l'intendance, demande à un pion que je ne connais pas où je dois aller pour prendre mon bac. Il me montre le chemin, cherche dans le bureau de la petite secrétaire sympathique avec qui j'ai cherché pendant une heure les listes de documents en première. Il pose le tas de bac, me fait signer et dater.  La petite secrétaire me demande ce que je fais et compte en faire de mon bac. Je lui explique qu'il va allait jusqu'à +8 et dans quel secteur. Les deux me regardent comme-ci j'étais Elvis jeune homme face à ses groupis.

Je pars pour aller dans la salle des profs où j'entre comme un comboy sans frapper pour demander à deux profs si elles ne savent pas si mon ancienne prof de littérature est là ce matin. Elles savent pas, je pars.

On sortait du lycée, j'avais mon bac dans le sac. Le groupe de tout à l'heure était toujours là. Ils m'ont reconnut, on commençé à crier mon nom.

Ma soeur se retourne et s'énerve :

-"Et tu réponds pas ?"

-" Je ne gaspille pas ma salive pour des yennes"

on rentre dans sa voiture, elle décide de faire un détour pour passer devant eux. Elle mets la musique à fond, on passe devant eux avec indifférence.

Pour leurs rappeller :


En arrivant sur le campus ce jour-là, un catalan m'a abordé pour me demander son chemin. Je lui ai répondu en castillan en m'excusant que je ne connaissais pas bien la ville. Il m'a dit que j'étais une gentille fille et m'a fait un bisous avant de se barrer.

Ça m'a fait rire et chaud au coeur de voir que maintenant, la ville où je vais passer les dix prochaines annéesà étudier est bien plus chaleureuse que celle où j'ai fait mes années de lycée.

C'était la dernière fois que je m'étais les pieds dans cette ville du centre du Sud de la France.

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