N°1 La statue vivante

20/11/2014

C'était un de ces jours banals,
comme on en voit des milliers dans une vie. C'était en novembre, il ne faisait pas trop chaud dehors en fin de journée. J'allais travailler à la médiathèque avant de prendre le bus. Avec assez de café dans le sang pour réveiller un mort. Il n'y avait rien a dire sur cette journée pour le moment. C'était un journée emmerdante, où il n'y a que de l'ennui en quantité. J'étais encore à la bourre sur mes révisions.J'allais d'un pas pressé passer sur le pond qui emjambe le canal du midi, quand j'ai capté qu'il n'y avait pas les témoins religieux, pas de vieux jazzman pour jouer. Simplement un homme qui se tenait assit sans chaise.
Premier fait marquant, il tenait assit sans chaise. Mais les heures de gainage qu'il a dû s'enquiller pour pouvoir le faire ! En plus il bouge pas d'un pouce, l'air serein, tranquille. Easy peacy posy, ses jambes formaient un angles droit quasi parfait. Sans qu'il ne montre aucun foutu signe extérieur de fatigue.flotter
C'était naturel de à demi, assit dans le vide
Deuxième fait marquant, son allure. Le bougre était vêtu comme à l'époque de la Reine Victoria. Une chemise pleine de frou-frou décorée d'une cavate large comme ça se fait plus, qui ressemble à une serviette coincée dans le col .Un gilet long qui flottait vingt centimètres en bas de son dos. Un pantalon pinçait sa taille, des chaussures pointues, et un chapeau haut-forme. Le tout, tout recouvert de peinture marron. C'était un travail minucieux, chaque trait avec différentes nuances de marrons, du plus sombre en passant par le doré. C'était carrément un personnage qui avait filé à l'Anglaise de son tableau. Autour de lui il n'y a qu'un petit coffre tout aussi marron que lui.
Il regardait au lointain. Sans bouger, j'ai pas vu ses paupière se fermer. Je me suis rapprochée doucement. Et voilà t-il pas que l'autre il se mets à bouger biensûr quand je suis à une soixantaine de centimère de lui. Pourquoi les gens déguisés comme ça le font toujours ? Vas'y tombes sur un petit Papy un peu cardiaque, tu vas moins rire. En plus on s'y attend toujours, on le sait qu'il y a quelqu'un dessous le maquillage et la peinture. Avec ce vieux suspence des familles on se fait avoir à chaque fois comme des gamins. Le fourbe il avait un grand sourire satisfait, sûrement de m'avoir foutu la pétoche. ça m'a pas fait sourire. Il m'a souri de nouveau en voyant ma tête de cadavre qui tient debout dopé au café qui comprend pas trop. Il a pris le petit coffre, toujours assit dans l'air et l'ouvre.
Dedans,c'était un arc-en-cieL de petit cailloux tranparants. Les mêmes qu'on met au fond du bocal à poisson rouge. Il me sourit pour m'inviter à en prendre un. Je m'exécute et prend le premier petit cailloux qui passe entre ma main gantée. J'ai vu l'heure, je suis partie comme une fusée en le mettant dans ma poche.
Je ne l'ai retrouvé que des semaines plus tard, à la fin de l'hiver en cherchant un briquet dans les poches de ma veste. Il était orange, ça m'a fait sourire.


OH OH ! :


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